Quel avenir pour la planète ?

Chez nous, le train est sensé partir et arriver à l’heure dite, qu’il soit plein ou vide ; et pour un prix certain ; le taxi démarre dès que le premier client s’est présenté ; c’est à dire qu’il est souvent aux trois quarts vide ; le voyage est tranquille, mais la facture, par contre, n’est pas vide ; en Afrique (noire), il paraît que le taxi part quand il est plein ; et ici, « plein », ça veut vraiment dire plein ; ce qui fait qu’on peut attendre plusieurs heures ; mais au moins, le voyage coûte moins cher, et il est moins polluant (quoique, les odeurs…) ; par contre, les horaires… Il y a des avantages et des inconvénients des deux côtés. Entre les deux, quelle serait la bonne formule ? on parle beaucoup chez nous de « blabla-car » ; tu prends rdv par internet et la dite entreprise, avec un chauffeur et sa voiture, qui t’emmènera, peut-être avec d’autres, pour un prix modique, près de là où lui-même et toi devez aller. En somme, quel est le bon moyen, qui permette de partir et d’arriver à peu près à l’heure, pour un prix modique possible pour tous, dans des conditions potables de sécurité, de repos et de relations, de pollution minimale, et finalement, dans le respect de chacun ? Je prends ces exemples parce que c’est un peu la question que pose haut et fort le pape François dans sa dernière encyclique, « Laudato si » ; en fait, sur l’écologie « intégrale », c’est à dire sur le respect de la planète, cette « maison commune » que nous devons remettre à nos enfants, et sur le respect de la dignité de tout homme, du plus riche comme du plus pauvre. L’Eglise du pape François n’a pas de solution à proposer, à la place des politiques ; mais elle a beaucoup de questions à poser, et de points de repères à rappeler, de façon à réveiller les consciences – les nôtres, en Occident, et celles des riches dans les pays pauvres -, et que tout le monde se mette au travail pour ouvrir les bonnes portes, car l’avenir est celui de tous ensemble : n’est-ce pas ce qu' »ils » vont faire à Paris, en décembre ? Oui vraiment, cette lettre du pape François vaut le coup d’être lue et relue… p. Lenain 1 septembre 2015